CINEMA DES ANNEES 50

25 février 2017

Michèle Morgan

Simone Roussel, connue sous le nom de scène de Michèle Morgan, née le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine, décédée le 19 décembre 2016, à 96 ans, était une actrice française.

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Jeunesse et formation

Simone est l'aînée de quatre enfants. Son père, chef de service dans une maison d’exportation de parfum, se trouve au chômage après la crise de 1929. En 1933, il installe sa famille à Dieppe où il reprend le fonds de commerce d'une épicerie, mais fait faillite deux ans plus tard.

Simone découvre la scène à l'occasion de spectacles du casino de Dieppe. En 1935, elle décide de faire une fugue avec son frère cadet, Paul, et d'aller chez ses grands-parents à Paris ; par l'intermédiaire d'agences de casting, elle y obtient son premier rôle comme figurante dans Mam'zelle Mozart. Le réalisateur Yvan Noé lui conseille de se perfectionner en prenant des cours d’art dramatique. L'année suivante, elle s'inscrit au Cours Simon. Elle adopte alors le pseudonyme de Michèle Morgan.

Carrière

En 1937, Jeanne Witta la recommande au réalisateur Marc Allégret qui prépare son film Gribouille. Après un essai concluant, elle signe son premier contrat. Le film est un succès. La RKO lui propose un contrat à Hollywood. 

Le 15 septembre 1942, Michèle épouse aux États-Unis William Marshall, dont elle aura un fils, Mike Marshall. Elle tourne un bout d'essai pour le rôle principal de Soupçons, le film que prépare Alfred Hitchcock ; elle n'est pas retenue à cause de son anglais insuffisant. Le rôle féminin de Casablanca lui échappe également. Michèle reconnaît par la suite avoir commis plusieurs erreurs durant sa carrière : elle refuse ainsi le rôle principal de Johnny Belinda, qui vaut à Jane Wyman l'Oscar de la meilleure actrice, et celui de La Nuit de Michelangelo Antonioni. De même, par peur de la scène, elle renonce à participer à la création de Thé et Sympathie, qui connaît ensuite le succès avec Ingrid Bergman.

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Elle reçoit en revanche le premier prix d'interprétation féminine de l'histoire du Festival de Cannes en 1946 pour le rôle de Gertrude dans La Symphonie pastorale de Jean Delannoy.

En 1948, elle divorce de William Marshall, puis épouse en 1950 l'acteur Henri Vidal ; ils tourneront plusieurs films ensemble. En 1955, elle forme un couple avec Gérard Philipe dans Les Grandes Manœuvres de René Clair. Elle est alors au summum de sa célébrité.

Après le décès d'Henri Vidal en 1959, elle devient la compagne du cinéaste Gérard Oury, rencontré sur le tournage du film Le Miroir à deux faces d'André Cayatte l'année précédente.

Après Benjamin ou les Mémoires d'un puceau en 1967, Michèle suspend sa carrière, enregistre des poèmes et se consacre essentiellement à la peinture. Elle réapparaît épisodiquement pour la télévision, le cinéma ou le théâtre. 

Elle annonce son retrait du cinéma, et la fin de sa carrière en janvier 2001.

Vie privée 

Elle a été mariée à William Marshall (un fils, Mike), à Henri Vidal, puis fut la compagne de Gérard Oury de longues années, jusqu'à la mort de ce dernier en 2006.

Connue depuis ses débuts pour son élégance et sa classe, Michèle Morgan se dit consternée vers la fin des années 1970 par les cravates qui sont disponibles à l'époque sur le marché. Elle réagit en créant sa propre ligne, les Cravates Michèle Morgan. Fabriquées avec des soies choisies, comportant une grande recherche dans les motifs et la luminosité des couleurs, ces cravates tranchent assurément sur ce qui existe à l'époque. Mais il s'agit là d'un métier à part entière, et les cravates Michèle Morgan n'auront qu'une existence éphémère. Ce qui n'empêche pas quelques collectionneurs enthousiastes de les chercher aujourd'hui dans tous les vide-greniers.

Films des années 40/50 

  • 1940 : Remorques  
  • 1940 : Untel père et fils  
  • 1941 : My Life with Caroline  
  • 1942 : Jeanne de Paris
  • 1943 : Rencontre à Londres 
  • 1943 : Amour et Swing 
  • 1944 : Passage pour Marseille 
  • 1946 : L'Évadée
  • 1946 : La Symphonie pastorale 
  • 1947 : Première Désillusion 
  • 1948 : Aux yeux du souvenir 
  • 1949 : Fabiola 
  • 1949 : La Belle que voilà 
  • 1950 : Le Château de verre  
  • 1950 : L'Étrange Madame X 
  • 1950 : Maria Chapdelaine  
  • 1951 : Les Sept Péchés capitaux, sketch L'Orgueil  
  • 1952 : La Minute de vérité  
  • 1953 : Les Orgueilleux 
  • 1954 : Destinées, sketch Jeanne d'Arc  
  • 1954 : Obsession  
  • 1954 : Napoléon  
  • 1955 : Les Grandes Manœuvres  
  • 1955 : Marguerite de la nuit  
  • 1955 : Marie-Antoinette reine de France  
  • 1955: Si Paris nous était conté  
  • 1956 : Oasis 
  • 1957 : Les Vendanges  
  • 1957 : Retour de Manivelle 
  • 1958 : Le Miroir à deux faces 
  • 1958 : Maxime  
  • 1958 : Femmes d'un été 
  • 1959 : Grand Hôtel 
  • 1959 : Brèves amours 
  • 1959 : Les Scélérats  
  • 1959 : Pourquoi viens-tu si tard ?  
  • 1960 : Fortunat  

 

 

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24 février 2017

La Belle et la Bête * * *

La Belle et la Bête est un film franco-luxembourgeois de Jean Cocteau, sorti en 1946, avec Josette Day, Jean Marais, Marcel André, Michel Auclair 

Mon avisCa a tout de même beaucoup vieilli ; certains films de la même années paraissent plus modernes (décors, musique, mise en scène, jeu des acteurs)... Mais quand j'étais petite, j'adorais ce film. Il n'était déjà pas bien jeune, mais à cette époque, il y avait encore pas grand-chose à se mettre sous la dent, encore moins des contes de fées. Je n'avais même pas peur de La Bête ; il avait l'air d'un bon gros chat, voilà tout. Par contre, je trouvais l'histoire absolument fascinante, et c'est toujours le cas ! Et puis ces mains qui tenaient les chandeliers, versaient le vin... sans qu'on voit qui que ce soit ! Les statues qui bougeaient la tête d'un air énigmatique... Et les merveilleuses robes de la Belle... Ah la la ! Il y a un magnifique sens artistique, mais techniquement, ça pèche un peu.

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Le film, par exemple, est très sombre. Un peu trop. Mais finalement cela donne un aspect de conte gothique au film. Tout à fait inattendu. Ce château mystérieux, ce monstre, cette jeune femme innocente... il y a du Dracula là-dedans, ou du Frankenstein ! Ce conte fut pourtant écrit en 1757 par Madame Leprince de Beaumont. Ceci dit on n'était pas loin de l'avènement du romantisme tourmenté... C'est une sorte de cauchemar, de doux cauchemar plein de magie. Etonnant.

A part ce problème, le film reste empreint d'une poésie incroyable. Les images, les dialogues mesurés... on dirait un long poème. Quelquefois, j'aimerais que les réalisateurs disparus reviennent et nous refassent leur version, avec leur coeur et leur âme d'autrefois, mais avec les techniques d'aujourd'hui ! Néanmoins... c'est aussi l'absence de technologie de pointe qui rend ces films si attachants, si sincères, si purs...

Synopsis

Belle et ses deux soeurs vivent avec leur père veuf, au bord de la ruine. Tandis que les filles aînées courent les bals, dépensant le peu qu'il reste, pour trouver des maris riches, Belle s'occupe de toutes les tâches de la maison. Un jour le père part... Il trouve refuge dans un étrange château qui semblerait inoccupé si des mains sorties d'on ne sait où ne lui servaient à manger et à boire. Au petit matin, il rencontre enfin le maître des lieux... un monstre poilu, mais en costume de prince, furieux parce que son hôte vient de cueillir une rose dans son jardin. Tout vous était offert, dit-il... sauf mes roses. Pour cela, vous méritez la mort. Il lui laisse cependant le choix de rentrer chez lui et d'envoyer à sa place l'une de ses filles. Il leur raconte son histoire en précisant qu'il ne vient que pour leur dire un dernier aurevoir, car il est hors de question de sacrifier l'une d'entre elles. Il est vieux, il retournera comme promis auprès de la Bête. Mais Belle s'empare du cheval blanc avec lequel son père est venu et se rend au château à sa place ; elle s'estime coupable car la rose cueillie par son père était pour elle...

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Anecdotes

Juste après la Deuxième Guerre mondiale, Jean Marais propose à Jean Cocteau de faire un film qui se baserait sur deux œuvres du XVIIe et XVIIIe siècle. L'une est le conte de fées de Madame Leprince de Beaumont, publié pour la première fois dans l'anthologie Le Magasin des Enfants, ou Dialogues entre une sage gouvernante et ses élèves à Londres en 1757 et que Cocteau a déjà pensé avant la guerre à adapter pour le théâtre ou pour un pantomime ; la seconde est aussi un conte de fées : La Chatte blanche de Marie-Catherine d'Aulnoy, publié quelque soixante ans auparavant dans une des premières anthologies du genre imprimées en France : Les Contes des Fées, Paris, 1697-1698.  

Cocteau trouve l'idée excellente : non seulement elle coïncide avec les rêves qu'il a eus dans son enfance, mais elle lui offre une nouvelle possibilité cinématographique : mettre en scène des contes de fées. L'œuvre d'Alexandre Arnoux, La belle et la bête, pièce de théâtre publiée en 1913 en Belgique, aurait aussi inspiré ce film. L'intrigue est plus proche de cette pièce que du conte original.

Cocteau doit initialement cosigner le film avec Marcel Pagnol et s'est associé à la Gaumont qui se désengage en 1944 alors que Pagnol a rompu son contrat car il vient de quitter sa compagne Josette Day, rôle principal du film, pour l'actrice Jacqueline Bouvier.
 
Au départ, Jean Marais a pensé à une tête de cerf. Cette proposition suit les lignes narratives du conte et aurait évoqué aussi de loin le mythe de Cernunnos, dieu celtique des bois à tête de cerf. Mais Jean Cocteau pense que les spectateurs trouveront une telle tête ridicule et qu'il faut mettre en scène une bête féroce et dangereuse. C'est Moulouk, le chien de Jean Marais, qui sert de modèle pour le visage de la bête...

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Le fameux masque est confectionné par un grand perruquier parisien du nom de Pontet. Chaque poil est monté sur une toile de tulle divisée en trois parties que l'on colle sur le visage du comédien. Le maquillage, très pénible, prend cinq heures chaque jour : trois heures pour le visage et une heure pour chaque main. Certaines dents sont recouvertes de vernis noir pour leur donner un aspect pointu, et les canines pourvues de crocs tenus par des crochets en or. Ainsi déguisé, Jean Marais put seulement se nourrir de purées et de compotes durant le tournage...  

Cocteau confie la réalisation des costumes à la maison Paquin et Pierre Cardin s'attelle avec bonheur à cette entreprise. Il a également doublé Jean Marais dans le costume de La Bête pour les scènes d'action !

Le tournage du film qui débute le 27 août 1945 est interrompu car Cocteau tombe malade, souffrant, entre autres maux, de maladies d'origine allergique (impétigo, eczéma généralisé, furonculose, urticaire géant, dermite, anthrax, lymphangite, phlegmon). La lumière des projecteurs le blesse et le réalisateur travaille avec un chapeau sur lequel il fixe un linge noir percé de deux trous pour les yeux. Un médecin exige qu'on l'hospitalise au plus vite à Pasteur car il est susceptible de mourir rapidement d'un empoisonnement du sang. Jean Cocteau accepte et est sauvé par une injection de pénicilline. Elle a spécialement été importée de New York car il n'y en a pas en France à cette époque. Le réalisateur tient tout de même à finir le film lui-même. 

L'état de Jean Marais laisse aussi à désirer : il souffre d'un furoncle à l'intérieur de la cuisse, et son masque lui provoque un eczéma au visage. A l'époque, il est mobilisé mais Jean Cocteau obtient du général Leclerc une permission spéciale pour que l'acteur puisse tourner. Jean Marais doit en contrepartie signer toutes les semaines une feuille de présence aux Invalides à Paris. Il rejoint sa division en Allemagne à la fin du tournage.

Le film cherche à faire naître un sentiment de magie et d'ensorcellement. La technique cinématographique et les décors se réfèrent aux illustrations et aux gravures de Gustave Doré et, dans les scènes de ferme, aux tableaux de Johannes Vermeer. L'utilisation des images par Cocteau a fait s'affronter les experts pour savoir si les significations cachées s'expliquaient par Jung ou par le surréalisme...

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L'assistant de Jean Cocteau sur le film est René Clément, qui n'a à l'époque réalisé que des courts métrages ou documentaires. Parallèlement à La Belle et la Bête, il travaille sur son premier long La Bataille du rail. 

Le film se tourne dans l'après-guerre où les conditions de travail ne sont pas des plus confortables. L'équipe connaît notamment des difficultés à trouver de la pellicule et souffre de la restriction d'électricité, des pannes de courant ou encore de l'absence de lumière de studio. Elle dépend le plus souvent de la lumière du jour. Lorsque la scène nécessite plus d'éclairage, on utilise des torches et des arcs de magnésium. Les déménageurs des décors travaillent souvent à la lumière des chandelles.

Le film sort à Paris le 29 octobre 1946 sur les Champs-Élysées, au cinéma Le Colisée, et sur Les Grands Boulevards au cinéma La Madeleine. Et contre toute attente, à l'heure du succès du réalisme, le film fait un triomphe.

Le film a fait l'objet de plusieurs restaurations entre 1995 et 2013. La première restauration fut réalisée pour le centenaire du cinéma, par le centre national de l'audiovisuel du Luxembourg sous l'égide de la CLT-UFA, détentrice des droits du film, et sous la direction d'Henri Alekan. En 2013 le SNC, la Cinémathèque française et le fonds Culturel franco-américain, dirigent une nouvelle restauration. La copie restaurée a ensuite été scannée à très haute résolution en 5K.

 

23 février 2017

Alan Ladd

Alan Walbridge Ladd est un acteur américain né le 3 septembre 1913 à Hot Springs, dans l'Arkansas, et mort le 29 janvier 1964 à Palm Springs, en Californie (États-Unis).

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Jeunesse et formation

Sa mère, Ina Raleigh, est originaire de Grande-Bretagne. Son père est comptable et voyageur de commerce. Alan le perd à l'âge de quatre ans. Sa mère se remarie avec un peintre en bâtiment. Peu de temps après, la famille déménage en Californie. À huit ans, Alan Ladd cueille des fruits et livre les journaux pour améliorer les revenus de la maison.

À l'école secondaire, Alan Ladd découvre la course à pied et la natation. En 1930, à 17 ans, il gagne des premiers prix en natation et en plongeon. En 1931, il s'entraîne pour représenter les États-Unis aux Jeux olympiques de Los Angeles. Malheureusement pour lui, une blessure l'empêche de mener à bien ses projets.

En 1936, Alan épouse son amie d'enfance Marjorie Jane. Vu leur incompatibilité de caractère, cette union fut de courte durée. Un jour, Alan trouve sa mère alcoolique agonisante. Elle a ingurgité du poison à fourmis.

Avant d'entreprendre une carrière au cinéma, il fait du journalisme, de la radio et de la figuration. En 1943, il évite le service militaire à cause d'un ulcère et d'une double hernie.

Carrière

Il commence sa carrière dans des films de série B. Il est révélé à l'écran par le film Tueur à gages. Puis il travaille à plusieurs reprises avec John Farrow. Il remporte un grand succès avec le western L'Homme des vallées perdues (1953). 

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L'homme des vallées perdues avec Van Heflin et Jean Arthur

En 1954, il fonde la compagnie de production Jaguar.  

Alan Ladd a tourné dans plus de 180 films, de 1932 à 1964. Il n'a jamais vraiment compris sa propre popularité. Mesurant à peine un mètre soixante-cinq, il doit monter sur une caisse pour regarder les autres acteurs dans les yeux. Mais il est beau, avec une expression de violence contenue et de souffrance morale qui le rende séduisant dans des rôles de bons ou de mauvais garçon, taciturnes et vulnérables.

Vers la fin des années cinquante il perd sa belle apparence, se met à boire et tourne dans de nombreux films oubliés, avant de mourir à l'âge de 50 ans dans son appartement. Une expertise attribue la cause du décès à un mélange d'alcool et de sédatifs.

Vie privée

En 1936, il épouse son amie de lycée, Marjorie ; ils ont un fils, Alan. Ils divorcent en 1941.  

En 1942, il se remarie avec son agent, l'ex-actrice Sue Carol in Mexico City. Ils ont deux enfants, Alana et David ; il élève avec Sue la fille qu'elle a eu d'un mariage précédent. 

Son fils Alan sera producteur et ses enfants Alana et David acteurs. David épouse l'actrice Cheryl Stoppelmoor, qui se fera connaître sous le nom de Cheryl Ladd dans Drôles de dames. Leur fille, Jordan, la petite-fille d'Alan, est aujourd'hui actrice à son tour.

En 1964, il se blesse au genou. Quelques jours plus tard, son employé le trouve mort dans son lit. Le décès est jugé accidentel et attribué à un mélange d'alcool et de médicaments. Victimes d'insomnies, l'acteur prenait beaucoup de sédatifs.

Films des années 40/50

  • 1940 : Those Were the Days !  
  • 1940 : Capitaine Casse-Cou  
  • 1940 : Her First Romance  
  • 1941 : Le Chat noir 
  • 1941 : Paper Bullets 
  • 1942 : Jeanne de Paris 
  • 1942 : Tueur à gages 
  • 1942 : La Clé de verre
  • 1942 : Jordan le révolté 
  • 1942 : Au Pays du rythme 
  • 1943 : Le Défilé de la mort
  • 1944 : Le bonheur est pour demain 
  • 1945 : Sa dernière course
  • 1945 : Duffy's Tavern 
  • 1946 : Révolte à bord 
  • 1946 : Le Dahlia bleu 
  • 1946 : Les Héros dans l'ombre 
  • 1947 : Meurtres à Calcutta 
  • 1947 : Hollywood en folie
  • 1947 : Les Corsaires de la terre 
  • 1948 : Trafic à Saïgon
  • 1948 : Retour sans espoir
  • 1948 : Smith le taciturne 
  • 1949 : Le Prix du silence 
  • 1949 : Enquête à Chicago 
  • 1950 : Le Dénonciateur
  • 1951 : Marqué au fer 
  • 1951 : Échec au hold-up 
  • 1951 : Montagne rouge 
  • 1952 : La Maîtresse de fer
  • 1952 : Tonnerre sur le temple
  • 1953 : Les Bagnards de Botany Bay 
  • 1953 : La Légion du Sahara 
  • 1953 : L'Homme des vallées perdues
  • 1953 : Les Bérets rouges 
  • 1954 : L'Enfer au-dessous de zéro 
  • 1954 : La Brigade héroïque
  • 1954 : Le Serment du chevalier noir 
  • 1954 : L'Aigle solitaire 
  • 1955 : Le Tigre du ciel
  • 1955 : Colère noire 
  • 1956 : Santiago 
  • 1957 : Les Loups dans la vallée
  • 1957 : Ombres sous la mer 
  • 1958 : En patrouille 
  • 1958 : Le Fier Rebelle 
  • 1958 : L'Or du Hollandais 
  • 1959 : L'Homme dans le filet 
  • 1960 : Tonnerre sur Timberland
  • 1960 : Les Marines attaquent 
  • 1960 : Les Hors-la-loi

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22 février 2017

Le clown est roi *

Le clown est roi (3 Ring Circus) est un film américain réalisé par Joseph Pevney, sorti en 1954, avec Jerry Lewis, Dean Martin, Joanne Dru, Zsa Zsa Gabor, Wallace Ford

Mon avis : J'adorais Jerry Lewis quand j'étais petite... J'étais contente de le revoir après des décennies d'oubli. Mais j'ai été drôlement déçue. Pas forcément par le comédien, complètement loufoque, comme je m'y attendais. J'adore ses grimaces et ses pitreries, tout comme j'adore son "équivalent" français, Louis de Funès. Mais le scénario est très très mince et les gags pas si nombreux. Sauf la fin (si l'on tient jusque là...) : le dernier numéro avec singes et chiens est plutôt rigolo. Mais pas de quoi se réveiller la nuit, hélas...

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Synopsis 
 
Jerry et Pete quittent l'armée et cherchent du boulot. Qu'ils trouvent dans un cirque, comme hommes à tout faire. Jerry est enchanté car il a toujours rêvé d'être clown et compte bien se faire remarquer...

 

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21 février 2017

Carroll Baker

Carroll Baker (née le 28 mai 1931) est une actrice américaine.

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Jeunesse et formation

Carroll grandit à Johnstown, Pennsylvanie, dans une famille catholique, ayant des origines polonaises. Son père est commercial. Ses parents se séparents alors qu'elle a huit ans et elle s'installe avec sa mère et sa soeur Virginia à Turtle Creek, Pennsylvanie.  

Au lycée, elle se démarque dans l'orchestre et dans les spectacles. A dix-huit ans, la famille s'installe à St. Petersburg, Floride, où elle intègre le St. Petersburg College. Lors de sa première année universitaire, elle commence à travailler comme assistante d'un magicien, puis d'une troupe de danse. En 1951, elle part s'installer à New York, danse dans des nightclubs, chante sur des spectacles musicaux. Elle entre finalement à l'Actors Studio où ses compagnons de cours sont Mike Nichols, Rod Steiger, Shelley Winters, Marilyn Monroe, et James Dean, qui devient un ami très proche. 

Carrière

Elle apparaît d'abord dans des publicités à la télévision, puis dans des pièces à la radio. Puis elle joue dans des productions à Broadway. Elle refuse de jouer dans La fureur de vivre, pour lequel James Dean l'avait recommandée. Elle ne sent pas prête pour de grands rôles. Mais c'est pourtant auprès de lui qu'elle démarre vraiment sa carrière, dans Géant.  

Elle connaît le succès avec Baby Doll, dont l'affiche de promotion déclenche le scandale auprès des groupes religieux. Mais le film fait un triomphe et elle est encensée par la critique. Elle enchaîne ensuite les films.

Dans les années 60, les producteurs la confinent dans des rôles sexy et véhiculent une image de pin-up. Elle s'insurge mais obtempère. Puis elle refuse les rôles et se retrouve blacklistée. Ce fut une période noire pour elle et elle déclara avoir été au bord du suicide.

Elle part en Europe avec ses enfants et trouve du travail à Rome, tournant plusieurs thrillers et films d'horreur ("gialli").  

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Elle revient aux Etats-Unis dix ans plus tard, grâce à Andy Warhol, producteur du film Bad (1977). Elle se consacre ensuite au théâtre, particulièrement au Royaume-Uni. C'est là qu'elle entamera aussi une carrière à la télévision, poursuivie aux Etats-Unis, où elle jouera encore dans quelques films.

Elle se retire de la scène en 2003, mais continue à participer à certains documentaires, manifestations, célébrations.

En 1983, elle publie son autobiographie, Baby Doll. Elle a ensuite publié un livre de souvenirs sur l'Afrique puis un roman.

Vie privée

Elle a été mariée à Louie Ritter in 1953, mais le couple se sépare un an après.

Son second mari est le réalisateur Jack Garfein, pour lequel elle se convertit au judaïsme. Ils auront une fille, Blanche (1956), et un fils, Herschel (1958). Ils divorcent en 1969.

Elle se remarie en 1978 avec l'acteur britannique Donald Burton. L'union se termine en 2007 avec la mort de Burton d'un emphysème. 
 
Elle vit aujourd'hui à New York. 

Films des années 50

  • 1953 : Désir d'amour  
  • 1956 : Géant  
  • 1956 : Baby Doll  
  • 1958 : Les Grands Espaces  
  • 1959 : La Vie à belles dents  
  • 1959 : Quand la terre brûle  

 

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20 février 2017

Un tramway nommé désir * * *

Un tramway nommé Désir (A streetcar named Desire) est un film américain de Elia Kazan, sorti en 1951, avec Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter, Karl Malden

Mon avis : Bouleversante Blanche... Je m'attendais à ce que Marlon Brando prenne toute la place dans ce film ultra célèbre. Mais si son personnage est important, tout comme celui de la soeur (Kim Hunter), c'est d'abord et avant tout un portrait de femme renversant, incarnée avec génie par Vivien Leigh. Qui n'est pas sans rappeler la Scarlett (caractère fantasque, Louisiane) qu'elle interprétait dans Autant en emporte le vent, une Scarlett qui serait devenue dingue... Quand on sait que dans la vraie vie, Vivien était bipolaire et qu'après ce film, ses troubles se sont agravés... brrr. 

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Car c'est à une descente en enfer, une chute vertigineuse, que nous assistons peu à peu. Celle d'une femme malmenée par la vie mais qui a toujours voulu sauver les apparences, et croire que tout se transformerait bientôt en conte de fées. Fragile et douce, au début, un peu superficielle pourtant, nous pensons qu'elle est juste un peu à l'ouest et capricieuse ; mais au fur et à mesure, nous découvrons une personnalité beaucoup plus sombre qu'il n'y paraissait, une ensorceleuse, une manipulatrice, une hystérique, qui croit pouvoir troubler tout le monde par son charme et qui s'emberlificote elle-même dans sa propre toile... Son extrême opposé, son beau-frère, est un homme viril, fort, sensuel, sans état d'âme, mais il est dans la vie (l'amour de Stella, le bébé), alors que Blanche porte la mort en elle. Ils sont attirés l'un par l'autre dans une pulsion d'amour-haine qui ne s'exprimera que dans la violence. Somptueux. Magnifique. Quel grand et beau cinéma on faisait autrefois...

J'ai juste trouvé que c'était un peu longuet parfois... Sans doute à cause de l'importance du dialogue, et à l'unité de lieu que le théâtre avait imposé, et dont l'adaptation a du mal à s'affranchir. Mais le défaut est mineur. Cela donne même envie de voir la pièce pour de vrai ! Le titre ? Juste le nom de la ligne de tramway qu'emprunte Blanche en arrivant pour rejoindre le domicile de sa soeur et dont le nom évoque bien sûr la sulfureuse attirance qui va naître entre Blanche et Stanley.

En lisant les critiques, contemporaines ou actuelles, je suis étonnée que l'on parle surtout de Marlon Brando (je n'avais donc pas rêvé en démarrant le film : dans l'imaginaire collectif, IL est l'élément clé du film). Mais le personnage central, pour moi, c'est Blanche, l'électron libre, le fusible au bord de la rupture, et Vivien Leigh est MERVEILLEUSE.

Synopsis

La Nouvelle Orléans. Blanche DuBois arrive chez sa soeur Stella, qui, bien qu'elles soient toutes deux issues d'une famille riche, vit modestement avec son mari ouvrier dans un minuscule appartement. Blanche a quitté son travail d'institutrice ; elle se dit épuisée par les décès successifs dans leur famille et par la gestion de la plantation familiale qu'elle a fini par perdre, tant elle était couverte de dettes. Elle n'a plus d'endroit où aller. Stella et Stanley l'accueillent donc, mais Stanley ne croit pas un mot aux histoires de Blanche... qui lui reproche en retour sa vulgarité et sa basse extraction.

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Anecdotes

C'est un film mythique qui annonce l'irruption des pulsions sexuelles dans l'univers cinématographique hollywoodien jusque-là très feutré. Les clairs obscurs expressifs et pathétiques de Kazan isolent les corps et les sentiments dans un appartement d'un ancien hôtel délabré. Marlon Brando, en symbole sexuel virilisé, s'oppose à une superbe Vivien Leigh sensuelle et éthérée qui sombre inexorablement dans la folie. Ce film annonce la naissance du style Actors Studio au cinéma.

Pour éviter une condamnation de la Ligue pour la vertu, le studio Warner Bros. ordonne au monteur de réaliser un total de 12 coupes (soit environ 4 minutes de film), sans tenir le réalisateur au courant (Elia Kazan n'avait pas les droits de final cut à l'époque). Les morceaux coupés ont été retrouvés en 1989 et réintégrés au film. Warner Bros a ressorti le film dans son intégralité en 1993. 

Un Tramway nommé désir est l'adaptation de la pièce écrite par Tennessee Williams. Enorme succès populaire de l'année 1947 sur les planches de Broadway, elle révèle le comédien Marlon Brando qui reprend, à l'instar de la majeure partie de la troupe, son rôle sur grand écran cinq ans plus tard. La comédienne Jessica Tandy, qui incarnait le personnage de Blanche Dubois dans la pièce, est la seule à ne pas jouer dans l'adaptation cinématographique. Elle y est remplacée par Vivien Leigh, plus apte selon le studio à plaire au public. La comédienne, qui souffre de troubles de la personnalité, va plus tard rencontrer de grandes difficultés pour distinguer sa vie de celle de Blanche Dubois.

Tennessee Williams a activement travaillé au scénario du film.

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Le film a remporté quatre Oscars en 1952 : l'Oscar de la Meilleure actrice pour Vivien Leigh, celui du Meilleur acteur dans un second rôle pour Karl Malden, de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Kim Hunter (également honorée du Golden Globe de la même catégorie) et des Meilleurs décors pour Richard Day et George James Hopkins.

 

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19 février 2017

Robert Taylor

Spangler Arlington Brugh dit Robert Taylor est un acteur américain né le 5 août 1911 à Filley (Nebraska) et mort le 8 juin 1969 à Santa Monica (Californie).  

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Jeunesse et formation

Il est le fils unique de Ruth et Spangler Andrew Brugh, fermier, puis médecin. Pendant l'enfance de Robert, la famille déménage souvent. En 1917, ils s'installent à Beatrice, Nebraska.

Adolescent, Robert joue du violoncelle dans l'orchestre du lycée. Il entre ensuite au Doane College de Crete, Nebraska. Il continue le violoncelle avec Herbert E. Gray, son professeur, pour lequel il a une profonde admiration. Lorsque celui-ci lui annonce qu'il a accepté un poste au Pomona College de Los Angeles, Robert le suit en Californie et intègre cette université lui aussi. Il rejoint la troupe de théâtre et est repéré par un chercheur de talent de MGM.  

Carrière

Il signe un contrat de sept ans avec Metro-Goldwyn-Mayer en 1936. Son élégance, sa chevelure sombre et ses yeux bleus font immédiatement de lui un bourreau des cœurs, au point qu'il est surnommé « l'homme au profil parfait ». Un de ses premiers films importants est Le Roman de Marguerite Gautier (Camille, 1936), où il donne la réplique à Greta Garbo.  

Il admet lui-même qu'il est loin d'être le meilleur acteur de sa génération, mais il se montre toujours extrêmement professionnel, toujours à l'heure et prêt à s'investir pour que le film soit le meilleur possible. Beaucoup de ses collègues déclarèrent après sa mort qu'il avait été sous-estimé. Bien qu'il soit surtout connu pour ses grands films classiques, il restait toujours désireux d'interpréter des rôles plus risqués et plus difficiles. Il voulait être connu pour autre chose que sa « belle gueule ». À ce titre on l'appréciera en 1956 dans le rôle westernien du antihéros raciste, Charlie Gilson, de La Dernière Chasse.

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Avec Vivien Leigh, sur le tournage de La valse dans l'ombre

Vie privée

Il a pour première épouse l'actrice Barbara Stanwyck, avec laquelle il partage un ranch et une grande maison à Brentwood (Los Angeles). Ce ranch est encore connu comme l'« ancien ranch de Robert Taylor ». Taylor et Stanwyck forment un des couples les plus en vue d'Hollywood, et ils ont pour amis un autre couple de stars, celui de Clark Gable et Carole Lombard. Ce mariage dure, avec des hauts et des bas, de 1939 à 1951.

Robert Taylor a eu aussi des aventures avec Ava Gardner et Lana Turner.

Il a pensé plusieurs fois se remarier avec Barbara Stanwyck après leur divorce, mais finit par épouser en secondes noces l'actrice d'origine allemande Ursula Thiess en 1954 et ils ont eu deux enfants. 

Il fume beaucoup et meurt d'un cancer du poumon à l'âge de 57 ans. Le tout-Hollywood assiste à ses funérailles, où son meilleur ami Ronald Reagan fait son éloge funèbre.

En octobre 1947, Robert Taylor est appelé à témoigner devant la Commission des activités anti-américaines. Il déclare qu'il a joué dans Song of Russia en dépit de ses convictions. Il affirme que le script de Richard Collins and Paul Jarrico, ainsi qu'une chanson du film écrite par Yip Harburg, sont pro-communistes. Il fournit également un témoignage à charge contre l'acteur Howard Da Silva, déclarant que même s'il ne saurait dire si ce dernier était communiste ou non, Da Silva « avait toujours quelque chose à dire au mauvais moment » aux réunions de la Screen Actors Guild.

Films des années 40/50

  • 1940 : La Valse dans l'ombre  
  • 1940 : Escape  
  • 1940 : L'Appel des ailes 
  • 1941 : Billy the Kid le réfractaire 
  • 1941 : Duel de femmes 
  • 1942 : Johnny, roi des gangsters 
  • 1942 : Her Cardboard Lover  
  • 1942 : Le Cargo des innocents  
  • 1943 : Bataan  
  • 1944 : Song of Russia 
  • 1946 : Lame de fond  
  • 1947 : Le Mur des ténèbres  
  • 1949 : Embuscade  
  • 1949 : L'Île au complot  
  • 1949 : Guet-apens 
  • 1950 : La Porte du diable  
  • 1951 : Quo Vadis  
  • 1951 : Convoi de femmes  
  • 1952 : Ivanhoé 
  • 1952 : Le Grand Secret 
  • 1953 : Les Chevaliers de la Table ronde  
  • 1953 : Cupidon photographe 
  • 1953 : Vaquero 
  • 1953 : La Perle noire 
  • 1954 : La Vallée des Rois  
  • 1954 : Sur la trace du crime  
  • 1955 : L'Aventure fantastique  
  • 1955 : Les Aventures de Quentin Durward 
  • 1956 : La Dernière chasse 
  • 1956 : Au sixième jour 
  • 1956 : Les Grands de ce monde  n
  • 1957 : Contrebande au Caire  
  • 1958 : Libre comme le vent 
  • 1958 : Le Trésor du pendu  
  • 1958 : Traquenard 
  • 1959 : Le Bourreau du Nevada  
  • 1959 : La Maison des 7 faucons 
  • 1959 : Les Aventuriers du Kilimandjaro  

 

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18 février 2017

Plein soleil * * *

Plein soleil est un film franco-italien de René Clément, sorti en 1960, avec Alain Delon, Marie Laforêt, Maurice Ronet, Elvire Popesco

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Mon avis : Réalisation au fil du couteau, stylée, vive, fluide, avec de nombreux gros plans, superbes, un tas de détails qui nous montrent comment Ripley patiemment tisse sa toile, interprétation admirable et fascinante de Delon et une sensation d'étau qui se referme petit à petit alors que le héros, lui, ne se rend compte quasiment de rien et croit voir bientôt tous ses rêves aboutir. Le personnage est moins ambigü que dans le remake de Minghella (Le talentueux Mr Ripley), où Ripley semble carrément schizo ou psychopathe ce qui, curieusement, enlève de l'intérêt au film. Le Ripley-Delon, lui, est juste un voyou, avide d'argent, prêt à tout pour en avoir. Psychopathe aussi ? Non, pas vraiment ; on sent que le môme a morflé, qu'il a une revanche à prendre sur un passé qu'on ne connaît pas mais qu'on devine misérable, quelque chose qui justifierait sa soif de richesse et de plaisir. On a presque envie de le plaindre... Tout comme Philippe au début. Dans les deux cas, il existe chez les personnages une sorte de pulsion de mort, comme dans une tragédie antique : l'un est tellement blasé qu'il se pose des questions sur le sens de sa vie, l'autre est prêt à tuer pour sauter la barrière sociale et vivre chez les nantis... D'ailleurs, on sent une tension morbide entre les deux hommes, et même une attirance homosexuelle, à peine effleurée, presque impalpable, mais bel et bien là... De la haute voltige !

Les images sont superbes, Rome, la Sicile, le bateau, la mer, le soleil et le visage incroyablement beau de Delon. Echanges de regard bleu océan pour lui, vert kaki pour Marie Laforêt... magnifique ! Mais n'oublions pas Maurice Ronet, petit rôle puisqu'assassiné assez vite, mais absolument charmant en jeune homme insouciant, arrogant, voire méprisant envers cet ami pauvre qui l'envie... J'ai bien aimé aussi la prestation d'Erno Crisa, en policier italien futé, au sourire énigmatique...

Le seul bémol : Marie Laforêt ne joue pas très bien, et ses répliques sont très empruntées.

Synopsis

Tom Ripley a retrouvé en Italie son ami d'enfance, Philippe Greenleaf, qui coule des jours heureux et oisifs auprès de sa fiancée, Marge. Mais ses milliardaires de parents aimeraient bien le voir rentrer au bercail et chargent Tom, moyennant "récompense" de le convaincre de revenir. Mais Tom et Philippe s'entendent à merveille et deviennent inséparables. Pourtant, Tom, au fur et à mesure que les jours passent, terriblement envieux, échaffaude un plan diabolique pour se faire passer pour Philippe, vider son compte en banque et peut-être même séduire la fiancée... Pour cela, il faut commencer par éliminer Philippe.

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Anecdotes

Le tournage a été tendu et Marie Laforêt a déclaré : « Alain Delon et Maurice Ronet étaient si prétentieux, si méprisants : deux trous du cul ! »

Personnage trouble mais charmant, dandy élégant amateur d'art à ses heures, faussaire et usurpateur de génie, volontiers bisexuel, Tom Ripley voit le jour en 1955 dans le roman Mr Ripley, signé Patricia Highsmith. Il sera l'anti-héros de multiples aventures littéraires (Ripley s'amuse, Sur les pas de Ripley, Ripley entre deux eaux, Ripley et les ombres).

 

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17 février 2017

Dany Robin

Dany Robin, née le 14 avril 1927 à Clamart, et morte le 25 mai 1995 à Paris, est une actrice française.

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Jeunesse et formation

Premier prix de danse au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1943, elle entre dans la troupe de Roland Petit. Elle est aussi premier prix de comédie au Conservatoire d'Art Dramatique.

Carrière

Elle débute au cinéma dans un film de Marc Allégret, Lunegarde. Remarquée en 1943 par Marcel Carné, elle tourne un second rôle dans Les Portes de la nuit. Mais c'est avec Le silence est d'or de René Clair qu'elle gagnera ses galons de star.
 
Dany Robin met fin à sa carrière cinématographique après un dernier rôle dans L'Étau d'Alfred Hitchcock en 1969. Elle faisait aussi du théâtre et de la télévision.

Vie privée

Elle a été mariée longtemps à l'acteur Georges Marchal. Ils ont longtemps vécu dans un château du XVIIIe siècle, qu'ils ne cesseront de restaurer. Ils ont eu deux enfants.

Dany épouse par la suite Michael Sullivan, l'impresario irlandais des premiers James Bond. Ils mourront tous les deux des suites de l'incendie de leur appartement parisien au 8, rue du Commandant-Schloesing.

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Quand sonnera midi

Films des années 40/50  

  • 1944 : Lunegarde  
  • 1946 : Les Portes de la nuit  
  • 1946 : Six heures à perdre  
  • 1947 : Le silence est d'or 
  • 1947 : Le destin s'amuse  
  • 1947 : L'Éventail  
  • 1947 : Une jeune fille savait  
  • 1947 : Les amoureux sont seuls au monde  
  • 1949 : La Passagère  
  • 1949 : La Voyageuse inattendue 
  • 1949 : La Soif des hommes 
  • 1949 : Au p'tit zouave  
  • 1951 : Le Plus Joli Péché du monde  
  • 1951 : Deux sous de violettes  
  • 1951 : Une histoire d'amour  
  • 1952 : Douze heures de bonheur / Jupiter 
  • 1952 : Elle et moi  
  • 1952 : La Fête à Henriette  
  • 1953 : Les Amants de minuit  
  • 1953 : Un acte d'amour 
  • 1953 : Julietta  
  • 1954 : Les Révoltés de Lomanach  
  • 1954 : Quelques pas dans la vie 
  • 1954 : Cadet Rousselle  
  • 1954 : Escale à Orly 
  • 1955 : Napoléon  
  • 1955 : Frou-Frou  
  • 1955 : Paris canaille  
  • 1956 : C'est arrivé à Aden  
  • 1956 : Bonsoir Paris, bonjour l'amour  
  • 1957 : Le Coin tranquille / Déshabillez-vous 
  • 1957 : L'École des cocottes  
  • 1957 : Quand sonnera midi  
  • 1957 : C'est la faute d'Adam 
  • 1957 : Mimi Pinson 
  • 1958 : Suivez-moi-jeune-homme  
  • 1959 : Les Dragueurs  
  • 1959 : Le Secret du chevalier d'Éon  
  • 1960 : La Française et l'Amour  
  • 1960 : Motif de divorce : l'amour  

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16 février 2017

Rebecca * * *

Rebecca (Rebecca) est un film américain d'Alfred Hitchcock, sorti en 1940, avec Laurence Olivier, Joan Fontaine, Judith Anderson, Georges Sanders  

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Mon avis : Un immense classique à voir et revoir. Et une très belle histoire à lire et relire. Outre l'aspect thriller (mais pourquoi tant de mystère ? mais pourquoi tant de haine ?), il y a une magnifique histoire d'amour entre deux êtres que l'on croit diamétralement opposés. Et puis une super méchante Madame Danvers... Adapté du roman de Daphné du Maurier, la version d'Hitchcock est magnifique, glacée, glaciale, avec au milieu de tout ça ce petit bout de femme qui apporte tant de grâce, tant de tendresse. Joan Fontaine est renversante de fraîcheur, elle est lumineuse, adorable. Et Laurence Olivier est dans ce film d'une beauté à tomber par terre. C'est le seul, car je ne l'apprécie pas plus que ça d'habitude... Je me souviens, la toute première fois où j'ai vu ce film, j'ai été frustrée en arrivant à la fin, car... je n'avais toujours pas vu Rebecca ! C'est dire la puissance d'évocation du scénario et de la mise en scène, totalement centrées autour d'un personnage très fort, que l'on dit si belle, si intelligente, si spirituelle, si élégante... mais que l'on ne voit jamais. La fin par contre est un peu longuette, avec toutes ces explications qui arrivent en même temps, avec moult détails... Un petit défaut que l'on retrouve souvent à cette époque. 

Synopsis

La narratrice, demoiselle de compagnie d'une grande bourgeoise, est une jeune personne discrète, réservée, peu sûre d'elle. En vacances sur la Côte d'Azur avec sa patronne, elle rencontre Maxime De Winter, un richissime veuf avec lequel elle sympathise. Elle en tombe amoureuse et est stupéfaite de l'entendre la demander en mariage ; bien qu'ils s'entendent merveilleusement, elle se trouve si quelconque pour un homme tel que lui... C'est donc avec beaucoup d'appréhension que la nouvelle Madame De Winter arrive à Manderley, le château de Maxime. L'endroit est terrifiant, immense, et les domestiques innombrables. Elle se sent très seule, d'autant que partout est présent le souvenir de l'ancienne maîtresse des lieux, Rebecca, morte noyée. Madame Danvers, la gouvernante, ne cesse de vanter ses qualités à la jeune femme, qui se demande si elle parviendra un jour à faire réellement oublier à Maxime sa première épouse, si belle et si talentueuse... dont le fantôme semble encore hanter la sombre demeure.

Anecdotes

Premier film d'Alfred sur le territoire américain, Rebecca remporte deux Oscars (meilleur film et meilleure photo).  

Bien que Rebecca soit le premier film qu'il ait tourné en Amérique, Alfred Hitchcock n'en reste pas moins fidèle à son Royaume-Uni natal. En effet, l'histoire (dont les scènes-clé se déroulent dans un manoir de la côte de Cornouailles) est adaptée d'un roman de l'auteur britannique Daphne du Maurier. Il compte sur la popularité du roman afin de le promouvoir. Un slogan annonce You loved the novel, you'll live the film (Vous avez aimé le roman, vous apprécierez le film).

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La collaboration Selznick-Hitchcock est orageuse. Le producteur remanie de nombreuses scènes, ce qui incite par la suite Alfred Hitchcock à tourner en utilisant la technique du tourné-monté (en suivant le fil du scénario), afin d'offrir moins de latitude d'intervention au directeur du studio.

La silhouette de Mrs Danvers a été reprise pour le personnage de Lady Trémaine, la marâtre du dessin animé Cendrillon (1950) de Walt Disney Pictures.

Ce film a fait l'objet de nombreuses interprétations selon lesquelles le scénario suggérerait une relation saphique entre Mrs Danvers et Rebecca. Ces interprétations s'appuient surtout sur la scène où Mrs Danvers exhibe et caresse les dessous et manteaux de fourrure de la défunte, puis proclame la passion qu'elle éprouvait à son égard ; sous-entendus repris dans la scène où Max De Winter révèle à sa nouvelle épouse qu'il a découvert peu de temps après son premier mariage « la vraie nature » de Rebecca.