CINEMA DES ANNEES 50

25 mars 2017

Deborah Kerr

Deborah Kerr-Trimmer (née le 30 septembre 1921 à Helensburgh, Écosse, Royaume-Uni et morte le 16 octobre 2007 à Botesdale, Suffolk, Royaume-Uni), est une danseuse et actrice écossaise qui, après des débuts prometteurs au Royaume-Uni pendant la guerre, devient dans les années 1950 l'une des plus grandes stars d'Hollywood.

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Jeunesse et formation

Elle est la fille de Kathleen et Arthur Charles Kerr-Trimmer, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, plus tard architecte naval et ingénieur civil. Elle a un frère, plus jeune, Edmund. Elle fait de la danse classique. Parallèlement, elle suit les cours de sa tante Phyllis qui dirige une école d'art dramatique.  
 
Carrière
 
Elle monte sur scène pour la première fois en 1937. L'année suivante, elle fait partie d'un corps de ballet. En 1940, elle choisit le théâtre et intègre une troupe.  

Révélée par le réalisateur Michael Powell dans ses films Colonel Blimp et Le Narcisse noir, elle est repérée par les studios hollywoodiens qui lui font traverser l'Atlantique. Engagée par la MGM, le principal studio de cinéma américain, le talent de Deborah lui permet de s'affirmer aussitôt face aux plus prestigieux acteurs de la firme : Clark Gable dans Marchands d'illusions ou Spencer Tracy dans Edouard mon fils. Mais c'est le film d'aventures historiques qui l'impose surtout auprès du grand public : dès 1950 dans Les Mines du roi Salomon, en 1951, dans le péplum Quo Vadis ?, en 1952 dans Le Prisonnier de Zenda. Ces trois films ont beaucoup fait pour son image de star et elle reviendra au genre sporadiquement.

Deborah s'impose comme une des principales stars de la MGM. Elle tient constamment le premier rôle féminin au côté des plus séduisants comédiens.

En 1964, la star figure toujours en bonne place dans La Nuit de l'iguane de Huston, mais son travail subtil est éclipsé par les compositions en force de Richard Burton et Ava Gardner et par la présence de la nymphette Sue Lyon. Deux ans plus tard, L'Arrangement d'Elia Kazan lui donne pour rivale auprès de Kirk Douglas la jeune Faye Dunaway, et lui offre l'occasion de jeter ses derniers feux cinématographiques.
Dans les années 1980, Deborah Kerr apparaît fugitivement à la télévision, notamment dans la mini-série sentimentale L'Espace d'une vie, et ne revient au cinéma qu'en 1985 pour l'obscur The Assam Garden.

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Tant qu'il y aura des hommes, avec Burt Lancaster

Vie privée

Elle épouse Anthony Bartley, de la Royal Air Force, en 1945. Ils ont deux filles : Melanie (1947) et Francesca (1951). Le mariage est houleux car Bartley est jaloux de la célébrité et des revenus de sa femme, et de cette carrière qui la retient souvent hors de la maison. Ils divorcent en 1959.  

Elle se remarie en 1960 à l'auteur Peter Viertel. Ils résident principalement en Suisse et à Marbella, Espagne. 

Elle meurt en 2007 des suites de la maladie de Parkinson, à 86 ans. Trois semaines plus tard, son mari est emporté par un cancer. 

Films des années 40/50 

  • 1941 : La Commandante Barbara 
  • 1941 : Love on the Dole 
  • 1942 : Penn of Pennsylvania 
  • 1942 : Le Chapelier et son Château 
  • 1942 : The Day Will Dawn 
  • 1943 : Colonel Blimp 
  • 1945 : Le Verdict de l'amour
  • 1946 : L'Étrange Aventurière 
  • 1947 : Le Narcisse noir 
  • 1947 : Marchands d'illusions 
  • 1947 : Quand vient l'hiver
  • 1949 : Edouard mon fils 
  • 1950 : J'ai trois amours 
  • 1950 : Les Mines du roi Salomon
  • 1951 : Quo vadis 
  • 1952 : Le Prisonnier de Zenda 
  • 1952 : Tonnerre sur le temple 
  • 1953 : La Reine vierge
  • 1953 : Jules César
  • 1953 : La Femme rêvé
  • 1953 : Tant qu’il y aura des hommes 
  • 1955 : Vivre un grand amour
  • 1956 : Un magnifique salaud 
  • 1956 : Le Roi et moi 
  • 1956 : Thé et sympathie 
  • 1957 : Dieu seul le sait 
  • 1957 : Elle et lui 
  • 1958 : Bonjour tristesse 
  • 1958 : Tables séparées
  • 1959 : Le Voyage 
  • 1959 : J'ai épousé un Français 
  • 1959 : Un matin comme les autres 
  • 1960 : Horizons sans frontières
  • 1960 : Ailleurs l'herbe est plus verte 

 

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24 mars 2017

Cargaison dangereuse * * *

Cargaison dangereuse est un film américain de Michael Anderson, sorti en 1959, avec Charlton Heston, Gary Cooper, Michael Redgrave, Emlyn Williams, Cecil Parker, Alexander Knox, Virginia McKenna, Richard Harris, Ben Wright 

Mon avis : Un honnête film à suspense. Toute la première partie, en mer, est très bien faite ; on y croit, à cette tempête ! Confrontement de deux beaux et grands acteurs, un scénario excellent, un bon moment. Moi je dis et je répète qu'en ce temps-là, on savait raconter des histoires !

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Synopsis 

Lorsque John Sands aux commandes de son remorqueur évite la collision avec le Mary Deare lors d’une effroyable tempête, il ignore encore que celui-ci a été ravagé par un incendie et qu’il dérive avec un seul homme à son bord, le second du navire, Gideon Patch. Ensemble, les deux hommes remettent en marche les moteurs et font cap vers les côtes françaises. Mais Patch fait volontairement échouer le navire sur les récifs des Minquiers à proximité de Saint Malo. De retour en Angleterre, devant les juges maritimes, Patch est accusé par les armateurs du Mary Deare d’avoir sabordé leur navire. Et les témoignages des hommes d’équipage qui jurent avoir évacué, sur les ordres de Patch, un cargo qui était encore en état de naviguer l’accablent davantage. Gideon Patch réclame une commission d'enquête et accuse l'ancien commandant d'une escroquerie à l'assurance... John Sands va l'aider à faire la lumière et à prouver son innocence.

 

23 mars 2017

Richard Widmark

Richard Widmark, né le 26 décembre 1914 à Sunrise (Minnesota) et mort le 24 mars 2008 à Roxbury (Connecticut), est un acteur et producteur de cinéma américain.

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Enfance et formation

Son père est d'origine suédoise, et sa mère d'origines anglaise et écossaise. La famille déménage souvent en raison de la profession du père, VRP. Il fait ses études au Lake Forest College.

Carrière

Il débute à la radio, comme acteur, en 1938. En 1940, il joue à Broadway. Au cinéma le grand public le découvre en 1947 dans le film Le Carrefour de la mort, de Henry Hathaway.   

Vie privée

Il a été marié à la scénariste Jean Hazlewood de1942 jusqu'à la mort de Jean en 1997. Ils ont une fille, Anne. En 1999, il se remarie avec Susan Blanchard, qui avait été la troisième femme de Henry Fonda.

Il a possé un ranch dans le Missouri où il élevait du bétail dans les années 50 et 60. Puis il vendit ses terres au profit de la construction d'un aéroport, qui a pris son nom en son honneur.  

Bien qu'ayant joué nombre de cowboys, policiers et gangsters, il militait pour la non prolifération des armes à feu. 

Il prend sa retraite des studios en 2001 et meurt en 2008 à 93 ans.

Films des années 40/50 

  • 1947 : Le Carrefour de la mort  
  • 1948 : La Ville abandonnée  
  • 1948 : La Femme aux cigarettes  
  • 1948 : La Dernière Rafale 
  • 1949 : Les Marins de l'Orgueilleux  
  • 1949 : La Furie des tropiques 
  • 1950 : Okinawa 
  • 1950 : La porte s'ouvre 
  • 1950 : Panique dans la rue 
  • 1950 : Les Forbans de la nuit  
  • 1951 : Les Hommes-grenouilles 
  • 1952 : Duel dans la forêt  
  • 1952 : My Pal Gus  
  • 1952 : La Sarabande des pantins 
  • 1952 : Troublez-moi ce soir 
  • 1952 : Le Port de la drogue  
  • 1953 : Sergent la Terreur  
  • 1953 : Destination Gobi  
  • 1954 : Le Jardin du diable  
  • 1954 : La Lance brisée  
  • 1954 : Le Démon des eaux troubles  
  • 1955 : La Toile d'araignée  
  • 1955 : Hold-up en plein ciel  
  • 1956 : La Course au soleil  
  • 1956 : Coup de fouet en retour  
  • 1956 : La Dernière Caravane 
  • 1957 : La Chute des héros 
  • 1957 : Sainte Jeanne 
  • 1958 : Le Père malgré lui  
  • 1958 : Le Trésor du pendu 
  • 1958 : Les Vikings  
  • 1959 : Dans la souricière  
  • 1959 : L'Homme aux colts d'or 
  • 1960 : Alamo  

 

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22 mars 2017

Touchez pas au grisbi * * *

Touchez pas au grisbi est un film français de Jacques Becker, sorti en 1954, avec Jean Gabin, René Dary, Michel Jourdan, Lino Ventura, Jeanne Moreau, Dora Doll

Mon avis : Un excellent film de gangsters, avec des dialogues aux petits oignons... et beaucoup de mots d'argot de l'époque. Des méchants super classe, dont Max, le héros, montre un grand sens de l'honneur et de la loyauté dans ses petites affaires. Jeanne Moreau est toute jeune (26 ans) et - encore une fois - m'a fait penser à Vanessa Paradis.

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Synopsis

Max et Henri dit Riton sont deux truands associés depuis vingt ans. Ils viennent de faire un « coup fumant », le vol de 50 millions en lingots. Riton parle un jour du magot à sa petite amie, qui en parle à Angelo Fraisier, un bandit rival, dont elle s'est amourachée. Angelo enlève Riton et propose de le libérer en échange du trésor.

Anecdotes

C'est à la suite du refus de Daniel Gélin, qui se juge trop jeune pour jouer Max, que Jean Gabin obtient le rôle. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les films avec ce dernier ont connu des fortunes variables. Après les bons résultats de La Marie du port et de La Minute de vérité, le rôle de Max achève de remettre le comédien en selle ; jusqu'à la fin de sa vie d'ailleurs, il va devenir le spécialiste des rôles de gangsters vieillissants. Lino Ventura, ancien lutteur, fait ici ses débuts au cinéma. Le film est un succès lors de sa sortie en salle en 1954.

Jean Becker, fils de Jacques et futur réalisateur à succès (L'Été meurtrier), fait ici ses débuts au cinéma (il n'avait que quinze ans) comme assistant réalisateur auprès de son père.

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Touchez pas au grisbi lance le début d'un cinéma policier "à la française", et met fin au monopole des films noirs américains. Bien qu'il ne fasse pas l'apologie du gangstérisme, Jacques Becker lance la mode d'une nouvelle forme de films criminels, dans lesquels les gangsters sont humains et les rapports dans le milieu fraternels. Son influence se voit chez Jules Dassin avec Du rififi chez les hommes (1955), et plus tard dans les films de Jean-Pierre Melville.

En 1954 Jean Gabin reçoit la Coupe Volpi du meilleur acteur au Festival de Venise
 

 

21 mars 2017

Ingrid Bergman

Ingrid Bergman, née le 29 août 1915 à Stockholm, Suède, et morte le 29 août 1982 à Londres, Royaume-Uni, est une actrice suédoise.

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Jeunesse et formation

Sa mère, allemande, a perdu auparavant un premier enfant mort-né et un deuxième décédé sept jours après sa naissance. Elle-même meurt d'une jaunisse lorsque sa fille a tout juste trois ans. Son père, Justus Bergman,  suédois, élève sa fille seul et meurt d'un cancer, le 29 juillet 1929 : elle a alors quatorze ans. Elle est ensuite confiée à l'une de ses tantes, puis passe son adolescence chez un de ses oncles. 

Elle entre à la Kungliga Dramatiska Teatern or Dramaten de Stockholm pour un an, période pendant laquelle elle fait ses débuts au cinéma.

Carrière

Elle interprète une femme de ménage dans Munkbrogreven, sous la direction de Gustaf Molander - avec qui elle tournera à six autres reprises dont Intermezzo, en 1936 qui changera sa vie. C'est grâce à ce film qu'elle est remarquée par le producteur de Autant en emporte le vent, David O. Selznick. Ce dernier produit la réadaptation d'Intermezzo où Ingrid tient à nouveau le rôle principal. Le film est un succès et lui ouvre les portes d'Hollywood. Selznick lui fait alors signer un contrat d'une durée de sept ans.
 
Dès lors, Ingrid Bergman tourne avec les plus grands acteurs hollywoodiens sous la direction de réalisateurs fameux. 

Ingrid reçoit un Oscar pour son rôle dans Hantise de George Cukor. 

En 1949, Ingrid Bergman rencontre le réalisateur Roberto Rossellini, ils tombent amoureux et elle quitte l'Amérique et son mari, Petter Lindström, à qui elle laisse la garde de leur fille, Pia, et s'installe en Italie avec Rossellini, ce qui provoque un scandale aux États-Unis. Elle tourne cinq films sous la direction de Rossellini.

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Avec le rôle principal dans Anastasia d'Anatole Litvak (1956), elle fait son grand retour à Hollywood et remporte l'Oscar de la meilleure actrice pour la seconde fois de sa carrière. Cette récompense a donc valeur de pardon accordé par le « métier » à la star pour ses escapades italiennes. La comédienne, revenue au zénith, alterne plusieurs rôles dans des films américains et européens. Elle obtient le troisième et dernier Oscar de sa carrière, en tant qu’actrice dans un second rôle, pour sa participation au Crime de l'Orient-Express en 1975. 

Vie privée 

Son premier mari, Petter Aron Lindström, né en 1907, est le père de sa fille Pia, née le 22 septembre 1938. Il rejoint Ingrid Bergman aux États-Unis et obtient son diplôme de médecin à Rochester.

Dans son autobiographie, Ma Vie, elle révèle sa liaison avec le photographe de guerre Robert Capa qui durera deux ans. Il travaille alors comme photographe de mode et photographe de plateau, notamment pour le film d’Alfred Hitchcock Les Enchaînés. Hitchcock s'inspire de l’idylle du couple pour écrire le scénario de Fenêtre sur cour.

C'est en 1948, après avoir vu Rome, ville ouverte, qu'Ingrid Bergman écrit à Roberto Rossellini pour lui proposer de travailler avec elle. Elle accepte le rôle du film qu'il a alors en préparation, Stromboli. Ils tombent amoureux alors qu'ils sont chacun mariés de leur côté. Ils quittent leur conjoint respectif et Ingrid laisse sa fille Pia à son ex-mari, ce qui cause un immense scandale. Elle épouse Roberto le 24 mai 1950 et ils auront trois enfants : Roberto (1950), les jumelles Isabella et Isotta (1952). Ils divorcent en 1957.

En 1958, elle épouse le metteur en scène de théâtre Lars Schmidt.

Elle meurt d'un cancer du sein en 1982, détecté neuf ans plus tôt.

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Ingrid, Roberto et leurs enfants

Films des années 40/50 

  • 1940 Quand la chair est faible 
  • 1941 La Famille Stoddard  
  • 1941 La Proie du mort   
  • 1941 Docteur Jekyll et M. Hyde  
  • 1942 Casablanca  
  • 1943 Pour qui Sonne le Glas 
  • 1944 Hantise  
  • 1945 La Maison du docteur Edwardes   
  • 1945 L'Intrigante de Saratoga   
  • 1945 Les Cloches de Sainte-Marie  
  • 1946 Les Enchaînés  
  • 1948 Arc de triomphe 
  • 1948 Jeanne d'Arc   
  • 1949 Les Amants du Capricorne  
  • 1950 Stromboli   
  • 1952 Europe 51   
  • 1954 Voyage en Italie   
  • 1954 La Peur 
  • 1954 Jeanne au bûcher  
  • 1956 Elena et les Hommes   
  • 1956 Anastasia  
  • 1958 Indiscret  
  • 1958 L'Auberge du sixième bonheur 

 

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20 mars 2017

Le dictateur * * *

Le dictateur (The great dictator) est un film américain de Charlie Chaplin, sorti en 1940, avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard  

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Mon avis : Hallucinant. Le nazisme et son leader, revus et corrigés par Chaplin. Du grand art ! C'est incisif, mordant, très impertinent. Il fallait oser. Et il fallait le faire, techniquement : à aucun moment l'Allemagne n'est directement identifiée, tout est transformé, y compris la langue, inventée, dont Chaplin n'a gardé que les intonations gutturales et quelques mots. Idem pour l'italien de "Napoleoni" ! Et c'est très très drôle. Mise en scène et jeu des acteurs étonnamment modernes. Cadrages parfaits. Aucun temps mort. Une leçon de cinéma. Ah, la conversation surréaliste entre Hynkel et son collaborateur : "Il faut détruire tous les Juifs, et tous les bruns"... alors qu'eux-mêmes ont le cheveu noir... Ah, la scène où Hynkel, après une tirade exaltée du même collaborateur sur les mérites de son supérieur, s'écrie : "Arrêtez ! Je me fais peur moi-même !"... Ah, la scène avec le globe terrestre. Une des plus belles scènes du cinéma de tous les temps ! Et l'arrivée de Napoleoni... Vraiment GENIAL.

Synopsis

Un jeune barbier juif maladroit est sur le front, pendant la guerre opposant son pays, la Tomanie, à ses voisins. Un peu dépassé par les événements, il résiste, plus par innocence et distraction que par bravoure, aux redoutables tortionnaires qui sévissent. En effet, le terrible Hynkel a pris le pouvoir : un fou furieux, un peu idiot, débordé, énervé, agité, qui veut conquérir le monde entier. Et qui ressemble beaucoup à notre barbier. Lequel, ayant été emprisonné, réussit à s'évader mais est pris pour Hynkel qu'il remplacera pour un discours... tandis que le dictateur est arrêté comme fugitif !

Anecdotes

Ce film, conçu avant l'entrée en guerre des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, sera le plus grand succès commercial de Charlie Chaplin et contribuera à mobiliser l'opinion publique nord-américaine en faveur des démocraties européennes, à une époque où seule la Grande-Bretagne résiste encore à l'Allemagne nazie. Il est ouvertement inspiré par le régime nazi mis en place par Hitler. Le gouvernement allemand a d'ailleurs protesté officiellement contre sa réalisation et demandé l'abandon de ce projet, que Chaplin a tenu à terminer malgré ces pressions.

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Le Dictateur présente le nazisme comme un danger mortel pour les communautés juives d'Europe, pour l'humanité entière et pour la démocratie.  

Le tournage commence le 9 septembre 1939, soit huit jours après l'invasion de la Pologne par les Nazis et six jours après la déclaration de guerre de la Grande-Bretagne et de la France à l'Allemagne.

La croix gammée nazie n'apparaît à aucun moment dans le film ; elle est remplacée par une double croix parodique (en anglais, double cross renvoie aux notions de trahison ou traîtrise). Les affichages visibles dans le ghetto juif sont en anglais (langue de la production du film) mais aussi en espéranto, afin de ne pas faire clairement allusion à l'Allemagne, et parce que cette langue a été conçue par Ludwik Lejzer Zamenhof, un juif.

Le film sort aux Etats-Unis le 15 octobre 1940. Si le succès commercial est au rendez-vous, les critiques sont mitigées. Des reproches sont faits à Chaplin, soupçonné de faire de la propagande anti-isolationniste dégradant les relations entre les Etats-Unis, l'Allemagne et l'Italie et poussant les Américains à intervenir dans le conflit. Autre critique : celle qui l'accuse de faire une comédie sur un sujet tragique. Enfin, certains Américains n'apprécient pas le discours final jugé trop engagé. Sélectionné aux Oscars dans cinq catégories, le film ne reçoit aucune récompense.
 
Il est interdit en Allemagne jusqu'à la fin de la guerre, mais Hitler se le fait projeter deux fois en privé. Chaplin, quand il apprend la nouvelle, dit qu'il donnerait n'importe quoi pour savoir ce qu'il en a pensé. Cependant, Albert Speer, l'architecte d'Hitler, a nié que celui-ci ait jamais vu le film. Le Dictateur est projeté pour la première fois en 1945 sous la pression des Américains. Mais l'accueil des Allemands reste froid.   

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En pleine guerre, Nikola Radošević, un projectionniste d'une salle de cinéma de Belgrade en Serbie, occupée par les Allemands, trouve une copie grecque du film. Le Dictateur est projeté à la place d'un autre film prévu pour cette séance. Pendant 40 minutes, le public regarde le film avec intérêt, jusqu'à ce qu'un SS se trouvant dans la salle tire en direction de l'écran, entraînant une évacuation du cinéma.
 
Le film est censuré en Espagne (jusqu'en 1976), ainsi qu'en Irlande qui, voulant rester neutre durant le conflit européen, refuse la mention sous quelque forme que ce soit, de la guerre.  

Aujourd'hui, le film est internationalement reconnu comme un chef-d’œuvre. 

Paulette Goddard est la troisième épouse de Charles Chaplin. Le Dictateur est le second et dernier film qu'elle tourne avec Chaplin après Les Temps modernes. Ils divorcent en 1942.

La ressemblance entre Hitler et Chaplin (ils sont nés à quatre jours de différence) ont fait l'objet de considérations astrologiques à dater de la sortie du film...

 

 

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19 mars 2017

Lee J. Cobb

Lee J. Cobb, né le 8 décembre 1911 à New York et mort le 11 février 1976 à Woodland Hills à 64 ans, est un acteur américain.  

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Jeunesse et formation

Né Leo Jacoby, il est issu d'une famille juive d'origine russe et roumaine. Il grandit dans le Bronx à New York. Son père travaille dans un journal.  

Il suit des études à l'université de New York et rejoint un groupe de théâtre de sensibilité de gauche, en 1935.

Carrière

En 1937, il débute au cinéma avec Ali Baba Goes to Town réalisé par David Butler. En 1957, Sydney Lumet lui confie le rôle du troisième juré dans le film Douze hommes en colère qui est encore considéré aujourd'hui comme un des plus grands chefs-d'œuvre du Septième art.
Il fait aussi de la télévision.
 
Cobb est sur les listes des communistes « possibles » du House Un-American Activities Committee à l'époque du maccarthysme. Appelé à témoigner dans cette chasse aux sorcières, il commence par refuser, ce qui lui vaut quelques menaces, puis s'y résout en 1953 en donnant les noms d'une vingtaine de personnes, anciens membres du Parti communiste des États-Unis. Après l'audience, il reprend sa carrière et travaille avec Kazan et Budd Schulberg, deux autres témoins de la HUAC, dans le film Sur les quais (1954), dans lequel on voit souvent une apologie pour leur comportement de donneurs.

Vie privée

Il a été marié deux fois : à Helen Beverley (1940-1952 ; 2 enfants) ; à Mary Brako Hirsch (1957–76 ; 2 enfants). Il meurt d'une crise cardiaque en 1976.

Films des années 40/50  

  • 1940 : La Mariée célibataire  
  • 1941 : Des hommes vivront  
  • 1941 : Paris calling  
  • 1943 : La Nuit sans lune 
  • 1943 : Tonight we raid Calais  
  • 1943 : La Vallée infernale  
  • 1943 : Le Chant de Bernadette 
  • 1944 : Winged Victory  
  • 1946 : Anna et le Roi de Siam  
  • 1947 : L'Heure du crime  
  • 1947 : Boomerang  
  • 1947 : Capitaine de Castille 
  • 1948 : Appelez nord 777 
  • 1948 : Le Miracle des cloches 
  • 1948 : The Luck of the Irish  
  • 1948 : The Dark Past  
  • 1949 : Les Bas-fonds de Frisco 
  • 1950 : The Man who created himself  
  • 1951 : Sirocco  
  • 1951 : The Family Secret 
  • 1952 : The Fighter  
  • 1953 : Les Démons du Texas 
  • 1954 : Yankee Pasha  
  • 1954 : Gorilla at large  
  • 1954 : Sur les quais  
  • 1954 : Day of triumph  
  • 1955 : Le Cercle infernal  
  • 1955 : Colorado Saloon 
  • 1955 : La Main gauche du Seigneur  
  • 1956 : L'Homme au complet gris  
  • 1956 : Meurtres à Miami  
  • 1957 : Douze hommes en colère  
  • 1957 : Racket dans la couture 
  • 1957 : Les Trois Visages d'Ève 
  • 1958 : L'Homme de l'Ouest 
  • 1958 : Les Frères Karamazov  
  • 1958 : Traquenard  
  • 1959 : Dans la souricière  
  • 1959 : Vertes demeures  
  • 1959 : La Vie à belles dents  
  • 1960 : Exodus  

 

 

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La chatte sur un toit brûlant * * *

La chatte sur un toit brûlant est un film américain de Richard Brooks sorti en 1958 avec Paul Newman, Elizabeth Taylor, Burl Ives, Judith Anderson, Jack Carson, Madeleine Sherwood

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Mon avisCe film est une adaptation de la pièce de Tennessee Williams. Qui dit théâtre au cinéma, dit unité de lieu et de temps... donc c'est toujours un pari un peu risqué. Mais Richard Brooks s'en sort plutôt bien, grâce à une histoire qui tient la route, de beaux dialogues et des acteurs fabuleux. Burl Ives est superbe, avec une interprétation très nuancée, entre colère, suffisance, humour et espièglerie. Le couple formé par Newman / Taylor est un pur régal ! Rivalités familiales, jalousies, course à l'héritage, ambitions, amour et désamour, courage, lâcheté, mensonges et illusions, c'est une très belle "explosion" familiale où tous les coups bas seront permis avant que chacun ne réalise enfin ce qu'il veut ou doit faire de sa vie. Il est aussi question d'homosexualité, mais elle est latente, jamais évoquée.

Synopsis 

Dans une villa du sud des États-Unis, la famille se réunit pour fêter l'anniversaire du patriarche malade, Big Daddy. Maggie et Brick forment un couple en pleine crise : Brick est déprimé par le suicide de son meilleur ami et se réfugie dans l'alcool. Maggie est frustrée car son époux ne veut plus accomplir son devoir conjugal. Brick la considère comme responsable de la mort de son ami. La mère reproche à Maggie de ne pas avoir d'enfant. Maggie, comme Gooper, le frère de Brick, et son épouse sont en fait venus pour tenter de s'approprier la majeure partie de l'héritage du père dont ils savent la fin prochaine. Gooper et Mae vont avoir fort à faire pour se mettre dans les petits papiers du père puisque Brick reste le fils préféré. Alors que la famille s'entre-déchire, Brick va se remettre en question...  

Anecdotes

Quelques jours après le début du tournage, Mike Todd, le mari d'Elizabeth Taylor, meurt dans le crash de son avion. Traumatisée, la jeune actrice de 26 ans ne peut plus travailler ; le tournage s'arrête et la production est sur le point d'être annulée. Malgré tout, Elizabeth Taylor reprend, après quelques semaines de repos, le chemin des plateaux.

L'adaptation cinématographique de la pièce de Tennessee Williams a pris quelques libertés par rapport à la pièce : dans le film, Big Daddy tient un rôle nettement plus important (il n'apparaît pas dans l'acte III de la pièce). De plus, en raison du code Hays, Brooks a édulcoré l'intrigue en supprimant toute référence directe à l'homosexualité supposée de Brick au profit du renforcement du conflit familial et de la relation père-fils.

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Le code Hays ou Motion Picture Production Code est un code de censure régissant la production des films, établi par le sénateur William Hays, président de la Motion Pictures Producers and Distributors Association, en mars 1930 et appliqué de 1934 à 1966. Ce texte fait suite à de nombreux scandales entachant l'image d'Hollywood. Exemple d’autorégulation, les studios se sont d'ailleurs eux-mêmes imposé cette censure afin d'éviter l’intervention extérieure, en particulier de l'État fédéral. Le texte du code, concrétisant les interdits, a été rédigé en 1929 par deux ecclésiastiques, Martin Quigley, éditeur catholique, et Daniel A. Lord, prêtre jésuite. Le code impose sa marque sur tous les films hollywoodiens de 1934 à 1966, période connue pour sa rigueur morale (pas de nudité, pas d'évocation de l'homosexualité, etc.). 

George Cukor a été pressenti pour réaliser l'adaptation de la pièce. Mais le cinéaste, que l'on savait homosexuel, s'est finalement écarté du projet : "Je l’ai abandonné parce que, à cette époque, il n’est pas possible de traiter honnêtement de l’homosexualité".

Au moment de la préparation du tournage, les producteurs ne sont pas vraiment emballés à l'idée de faire jouer Paul Newman dans le film, l'acteur n'étant pas encore une vedette. C'est Richard Brooks qui insiste pour que le jeune homme tienne le rôle principal : "Ce que j'aimais en lui, c'était qu'il avait déjà fait du théâtre ; de plus il est physiquement le modèle même du héros de Tennessee Williams. Mais la raison principale qui m'a poussé à le choisir, c'est qu'il y a toujours en lui quelque chose qui demeure secret et refuse de se dévoiler facilement (...). Son grand talent lui permet de garder en lui ce secret qui est l'explication de tout être humain."

Les relations entre l'auteur de la pièce et Richard Brooks ne sont pas des plus amicales. Tennessee Williams est régulièrement consulté pendant le tournage. Il aurait touché près d'un million et demi de dollars mais aurait dit que le film est un saccage total...

 

17 mars 2017

Danielle Darrieux

Danielle Darrieux, née le 1er mai 1917 à Bordeaux, est une actrice française, qui, au cours d'une des plus longues carrières cinématographiques - huit décennies -, a traversé l’histoire du cinéma parlant et est aujourd'hui une des dernières actrices mythiques du cinéma mondial.

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Jeunesse et formation

Née au sein d’une famille de mélomanes, elle passe son enfance à Paris. Son père, d'origine bordelaise, est ophtalmologiste ; sa mère a des ascendances alsacienne et polonaise (famille Witkowski). Elle a un frère cadet, Olivier André, qui deviendra lui aussi acteur.

Après la mort prématurée de son père, alors que Danielle n'a que sept ans, sa mère donne des leçons de chant pour subsister. Danielle en retire très tôt un goût prononcé pour la musique. Elle est dotée d’une voix menue, mais juste et claire. Elle prend également des cours de violoncelle et de piano, puis étudie le violoncelle au Conservatoire de musique.

Par l’intermédiaire du mari d’une élève de sa mère, elle apprend que deux producteurs, Delac et Vandal, recherchent une héroïne de treize ou quatorze ans pour leur prochain film. Elle se présente aux studios d’Épinay et fait des essais qui se révèlent concluants. Elle débute à 14 ans dans Le Bal (1931) de Wilhelm Thiele et obtient immédiatement un contrat de cinq ans.

Carrière

Sa carrière commence avec des rôles de gamine facétieuse et fantasque aux côtés d'acteurs populaires du cinéma français d'avant-guerre : Jean-Pierre Aumont, Henri Garat, Pierre Mingand et surtout Albert Préjean avec qui elle forme, en six films, le couple de charme des comédies musicales françaises des années 1930 (La crise est finie, Dédé, Quelle drôle de gosse…). Elle chante et interprète, dans bon nombre de ses films, des chansons populaires qui deviendront des succès : La crise est finie, Un mauvais garçon, Une charade et Premier rendez-vous.
 
Elle devient, en 1935, l'épouse du réalisateur Henri Decoin, rencontré un an plus tôt lors du tournage de L'Or dans la rue. Il lui fait tourner des comédies comme J'aime toutes les femmes, Le Domino vert, Mademoiselle ma mère... On la surnomme alors « la fiancée de Paris » et elle a beaucoup de succès. 

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Madame de...

Toujours en 1935, Anatole Litvak lui offre un rôle plus dramatique : dans Mayerling, elle interprète une fragile et touchante Marie Vetsera aux côtés de Charles Boyer, déjà star en Amérique du Nord. Le film connaît un succès mondial qui lui ouvre les portes d’Hollywood : elle signe un contrat de 7 ans avec les studios Universal. Accompagnée de son mari, elle s’embarque pour Hollywood et tourne son premier film américain en 1938, La Coqueluche de Paris avec Douglas Fairbanks Jr. Mais très vite elle s’ennuie à Hollywood et préfère casser son contrat pour rentrer en France.  

Divorcée d’Henri Decoin en 1941, avec qui elle conservera cependant toujours des relations amicales, elle se remarie en 1942 avec Porfirio Rubirosa, ambassadeur de la République dominicaine, qui sera soupçonné d’espionnage contre l’Allemagne au point d’y être interné. Alfred Greven, directeur de la Continental, pour laquelle elle tourne, fait pression sur Danielle : il exige qu'elle tourne deux autres films si elle ne veut pas que « la personne qui lui était chère eût de gros ennuis »... Elle fait également partie du voyage à Berlin en mars 1942 en compagnie d’autres acteurs français sous contrat avec la Continental. Elle a déclaré qu’elle n'était partie en Allemagne, qu'après un accord avec les Allemands, en ayant l'assurance de rencontrer son mari Porfirio Rubirosa qui y était incarcéré.

Une fois son mari libéré, elle rompt son contrat avec la Continental et passe la fin de la guerre en résidence surveillée à Megève puis, sous un faux nom, dans la région parisienne. Elle ne sera que peu inquiétée à la Libération.

Après trois ans d’interruption, Danielle Darrieux revient à l’écran. 

Claude Autant-Lara lui donne l’occasion de renouer avec le succès avec trois films, un vaudeville Occupe-toi d'Amélie (1949), Le Bon Dieu sans confession (1953) et Le Rouge et le Noir.

Elle continue de tourner avec la nouvelle vague mais, parallèlement, elle retourne au théâtre. Françoise Sagan, scénariste du Landru de Chabrol, lui offre un rôle en or en 1963, dans La Robe mauve de Valentine.

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Avec Jean-Claude Brialy

Danielle Darrieux redouble d’activité dans les années 2000, succès au théâtre, tournages avec François Ozon, Anne Fontaine... A 90 ans, elle joue dans L'Heure zéro adaptation d’un roman d’Agatha Christie. En 2008, elle prévoit de remonter une dernière fois sur scène pour jouer La Maison du lac au côté de Jean Piat mais une chute lors des dernières répétitions l'amène à renoncer à ce projet. En 2009, à 92 ans, elle accepte de tourner dans le nouveau film de Denys Granier-Deferre intitulé Une pièce montée au côté de Jean-Pierre Marielle.

Vie privée 

En 1935, Danielle Darrieux épouse le cinéaste Henri Decoin. Ils divorcent en 1941. En 1942, elle épouse Porfirio Rubirosa, un diplomate dominicain. Le couple s'installe alors à Megève, en Haute-Savoie, jusqu'à la fin de la guerre et divorce en 1947. En 1948, elle épouse le scénariste Georges Mitsinkidès. Ils adoptent un garçon, Michel.

Films des années 40 et 50

  • 1940 : Battement de cœur  
  • 1941 : Premier Rendez-vous  
  • 1942 : Caprices  
  • 1942 : La Fausse Maîtresse  
  • 1946 : Adieu chérie  
  • 1946 : Au petit bonheur  
  • 1947 : Bethsabée  
  • 1948 : Ruy Blas  
  • 1949 : Jean de la Lune  
  • 1949 : Occupe-toi d'Amélie  
  • 1950 : La Ronde de Max Ophüls 
  • 1950 : Toselli  
  • 1951 : Riche, jeune et jolie  
  • 1951 : La Maison Bonnadieu  
  • 1952 : La Vérité sur Bébé Donge 
  • 1952 : Le Plaisir  
  • 1952 : L'Affaire Cicéron  
  • 1952 : Adorables Créatures 
  • 1953 : Madame de...   
  • 1953 : Le Bon Dieu sans confession  
  • 1954 : Châteaux en Espagne 
  • 1954 : Escalier de service  
  • 1954 : Le Rouge et le Noir  
  • 1954 : Bonnes à tuer 
  • 1955 : Napoléon  
  • 1955 : L'Affaire des poisons  
  • 1955 : L'Amant de lady Chatterley  
  • 1956 : Si Paris nous était conté  
  • 1956 : Alexandre le Grand 
  • 1956 : Le Salaire du péché  
  • 1957 : Typhon sur Nagasaki 
  • 1957 : Pot-Bouille  
  • 1958 : Le Septième Ciel  
  • 1958 : Le Désordre et la Nuit  
  • 1958 : La Vie à deux  
  • 1958 : Un drôle de dimanche 
  • 1959 : Marie-Octobre 
  • 1959 : Les Yeux de l'amour  
  • 1960 : Meurtre en quarante-cinq tours  
  • 1960 : L'Homme à femmes  

 

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16 mars 2017

La vie est belle * * *

La vie est belle (It's a wonderful life) est un film américain de Frank Capra, sorti en 1946, avec James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore, Thomas Mitchell

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Mon avis : Feel-good movie. Ca faisait un siècle que je voulais voir ce film, mythe de l'âge d'or hollywoodien. J'avoue que je n'ai pas été déçue, j'ai même été stupéfaite par la netteté des images et la réalisation sans aucun temps mort. Cette bien jolie histoire, un peu naïve certes, mais il faut se replacer dans le contexte, est d'une fraîcheur inouïe, ponctuée d'humour, et interprétée avec génie par le grand James Stewart, dans tous les sens du terme : immense comédien et grande silhouette dégingandée, irrésistible ! Les décors sont fun, on est presque dans un conte, une jolie petite ville américaine, la neige, Noël qui se prépare... Un film roudoudou, marshmallow, un cupcake ! Un poil moraliste, peut-être, mais ça fait du bien dans ce monde en déliquescence.

Synopsis

George Bailey va mal. Des prières pour lui montent au ciel et Dieu décide d'envoyer un ange pour s'occuper de lui. Il lui raconte donc son histoire avant de l'expédier sur terre. George était un petit garçon charmant qui rêvait d'explorer le monde et de construire des maisons merveilleuses et des cités où il ferait bon vivre. Mais son père souhaitait plutôt qu'il reprenne plutôt l'entreprise familiale, une petite boîte de construction et crédit immobiliers. En grandissant, George fait comprendre à son père que, non, ça ne l'intéresse guère ; par contre, son frère Billy serait un choix plus judicieux. Malgré l'amour de Mary, il veut rester célibataire pour poursuivre ses rêves. George entre à l'université et s'apprête à prendre une année sabbatique pour voyager, enfin ! Puis il continuera ses études et s'installera comme architecte. Mais son père meurt. Les associés veulent que George prenne sa succession dans l'affaire. Par devoir, poussé par les uns et les autres, George annule son voyage, reprend l'entreprise et épouse Mary...

Anecdotes

Le décor conçu pour le film est un des plus grands jamais construits en studio. La ville imaginaire de Bedford Falls est en effet entièrement édifiée à Encino (Californie) occupant une surface de 16.000 m2. Elle comprend 75 magasins et immeubles, une rue principale de 275 mètres, une usine et un quartier résidentiel.

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James Stewart a toujours déclaré que de tous les films dans lesquels il a joué, La vie est belle était son préféré.

La vie est belle est, avec Le Magicien d'Oz, le film de Noël par excellence. Il est régulièrement rediffusé à la télévision américaine pendant cette période.

C'est le premier film produit par Liberty Films, la société de production créée par Frank Capra à la fin de la guerre. En effet, las de l'influence grandissante des studios hollywoodiens sur ses films, il songe à quitter les Etats-Unis pour produire des films en Grande-Bretagne. C'est alors que Sam Briskin, assistant d'Harry Cohn à la Columbia, lui suggère de créer sa propre société.

Avant La Vie est belle, on représentait la neige à l'écran avec des cornflakes peints en blanc. Mais, ils faisaient tant de bruit en tombant qu'on devait réenregistrer les dialogues plus tard... Pour ce film, Frank Capra tient à enregistrer directement le son. Une nouvelle technique est inventée, utilisant un produit chimique de lutte contre le feu, du savon et de l'eau. Cette mixture est projetée à haute pression à travers une machine à vent ce qui permet de faire tomber la neige silencieusement. Le département son de la RKO a reçu un Oscar spécial pour le développement de cette nouvelle technique.

Dans son autobiographie, Frank Capra écrit : "La Vie est belle n'était fait ni pour les critiques blasés, ni pour les intellectuels fatigués. C'était mon type de film pour les gens que j'aime. Un film pour ceux qui se sentent la, abattus et découragés. Un film pour les alcooliques, les drogués et les prostituées, pour ceux qui sont derrière les murs d'une prison ou des rideaux de fer. Un film pour leur dire qu'aucun homme n'est un raté".

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C'est à l'époque de La Vie est belle que Frank Capra et John Wayne ont des accrochages verbaux parfois très violents. En effet, John Wayne lui demande de supprimer certains acteurs du casting de son film sous prétexte d'activités politiques non conformes à la situation de l'époque. Capra refuse lui disant qu'il est inacceptable d'intervenir ainsi sur le casting d'un film. Selon la biographie de Jim McBride, Wayne disait de Capra : "J'aimerais prendre ce petit fils de pute, le déchirer en mille morceaux et les jeter à l'océan en retour direct vers sa Sicile natale".

Interprété par James Stewart, le personnage de de George Bailey devait à l'origine être destiné à Cary Grant.

 

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